Duo de générations

Au Lille Université Club (LUC) handibasket, seulement deux femmes évoluent en compétition. Fabienne Saint-Omer avec l’équipe première et Kimberley François avec l’équipe 2. Pas facile de s’imposer au milieu des garçons mais elles y parviennent grâce à leur caractère, à leur travail et à leur complicité.

Kimberley François (à gauche) et Fabienne Saint-Omer (à droite), les deux seules joueuses du LUC handibasket en compétition, sont complices. PHOTO DEBORAH ADOH

« 1 2 3, ensemble ! » 20 heures à la salle Micheline Ostermeyer, le Lille Université Club (LUC) vient de s’imposer 69-66 face à Lyon. Le cri de guerre des Nordistes résonne pour la dernière fois du match. A chaque temps-mort, il a été entonné. Une femme le clame toujours en premier de sa voix grave et pleine d’assurance : Fabienne Saint-Omer. La joueuse élancée de 46 ans est l’une des deux femmes du LUC. La deuxième, c’est Kimberley François, 19 ans. Cinq heures plus tôt, la lycéenne aux cheveux longs et bouclés était sur le terrain avec l’équipe 2. 27 ans séparent les joueuses mais de nombreux points communs les lient.

Toutes deux Nordistes, elles ont découvert le basket fauteuil après avoir pratiqué une autre discipline. « Pendant 13 ans, j’ai joué avec Hazebrouck en valide, confie Fabienne Saint-Omer, d’une attitude posée. Pendant ma carrière, j’ai eu beaucoup de blessures aux genoux, j’ai été opérée plusieurs fois mais après plusieurs années, mes ligaments et mon cartilage étaient complètement détruits. Mon médecin m’a informé que je ne pourrai plus jamais faire de sport. Et puis, dans le lycée où je suis assistante de direction à Hazebrouck, une collègue m’a dit qu’elle connaissait une joueuse de handibasket à Lille. Comme la pratique se fait en fauteuil, ça pouvait être un sport intéressant pour moi. J’ai contacté le LUC et j’ai rejoint l’aventure en 2006. C’est vraiment un super sport! » Le plus dur pour elle a été de s’adapter à la chaise roulante. « Dans la vie de tous les jours je marche, il a donc fallu apprendre à diriger le fauteuil, conduire la balle en même temps et trouver mes équipiers. »

Fabienne Saint-Omer sait parfaitement jongler entre le fauteuil sur le terrain et la position debout dans sa vie de tous les jours. PHOTO DEBORAH ADOH

La benjamine souffre quant à elle d’une malformation à la jambe droite, plus courte et plus fine. Elle a découvert le basket fauteuil plus récemment. « Il y a 5 ans, un éducateur de mon institut m’a conseillé de tester la discipline à Lille. Comme il était joueur au LUC, il m’a convaincue d’y aller. Mais à l’origine, mon sport était la natation. J’en ai fait pendant 10 ans. » Le handibasket, un sport collectif très différent de la natation pour la jeune fille au sourire radieux. « Si  je nageais mal, je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. En basket fauteuil, il y a d’autres facteurs qui influent sur le jeu, mes adversaires, mes équipiers. »

« Avec les garçons, ça chambre »

Fabienne Saint-Omer et Kimberley François ne jouent pas ensemble: la première évolue avec l’équipe principale et la seconde avec l’équipe 2. Elles sont donc seules au milieu de garçons. La plus expérimentée des deux aimerait qu’il y ait plus de pratiquantes: « Deux-trois filles dans chaque équipe, ce serait bien. Mais pour ça, il faut aller dans les centres de rééducation, montrer qu’on peut faire du basket malgré le handicap ». La grande basketteuse aux cheveux courts et gris évoque les difficultés d’évoluer en équipe mixte : « Il faut avoir du caractère. Parfois, on nous met de côté, on ne reçoit pas la balle. Au début c’est dur, mais petit à petit on s’impose. »

Sa jeune équipière, au physique frêle, confirme ce ressenti. « Les garçons pensent qu’on roule moins vite, qu’on est moins fortes alors ils ont tendance à jouer sur nous. A l’inverse, ils peuvent avoir peur de nous faire mal qu’ils soient dans notre équipe ou nos adversaires. Mais très vite, ils se rendent compte qu’on est comme eux et qu’on a le même niveau donc ils ne font plus de différence de traitement. »

Dans les vestiaires, c’est également compliqué. « Les garçons ont des sujets de conversation différents des nôtres et on se sent souvent un peu à l’écart. Donc c’est vrai que l’esprit d’un vestiaire entre filles, la convivialité, ça manque », concède Fabienne Saint-Omer avec un léger sourire.  Sous ses airs timides, Kimberley François fait preuve de caractère et de malice avec ses homologues masculins. « Il y a des commentaires sur moi, ça chambre. Mais je sais que c’est pour rigoler, je connais mes équipiers, ce n’est pas méchant. Et j’aime bien leur rendre la pareille. »

Dans les vestiaires, c’est également compliqué. « Les garçons ont des sujets de conversation différents des nôtres et on se sent souvent un peu à l’écart. Donc c’est vrai que l’esprit d’un vestiaire entre filles, la convivialité, ça manque », concède Fabienne Saint-Omer avec un léger sourire.  Sous ses airs timides, Kimberley François fait preuve de caractère et de malice avec ses homologues masculins. « Il y a des commentaires sur moi, ça chambre. Mais je sais que c’est pour rigoler, je connais mes équipiers, ce n’est pas méchant. Et bien sûr, j’aime bien leur rendre la pareille. »

Seule femme parmi les hommes en équipe 2, Kimberley François sait s’imposer sur le terrain comme en dehors. PHOTO DEBORAH ADOH

Évoluer avec des hommes a cependant un avantage majeur : « On travaille beaucoup plus aux entraînements. C’est plus physique qu’avec les filles », analyse Fabienne Saint-Omer. Cette dernière sait de quoi elle parle : Elle est membre de l’équipe de France féminine depuis plusieurs années. « Quand je vais en équipe de France, c’est très différent. On est que des femmes. On est plus tactiques. On prend le temps de poser notre jeu. Les hommes foncent et shootent. Ils sont plus directs. Mais j’aime bien les deux. » Au LUC, le public réagit bien et il est « curieux » de voir des filles parmi une équipe de garçons selon Kimberley François.

Transmettre le relais

Fabienne Saint-Omer n’est pas seulement joueuse au LUC mais elle est aussi entraîneure adjointe de l’équipe 2. Elle travaille donc avec son équipière Kimberley François. « Je m’entends super bien avec Fabienne. C’est un peu mon modèle. J’aimerais avoir le même parcours qu’elle, aller aussi loin. » L’admiration est réciproque. « Kimberley a un gros potentiel, elle en veut, elle fait du bon travail. Elle a juste besoin de plus de confiance en elle. Mais après, de nombreuses sportives ont ce défaut, j’ai eu ce problème plus jeune aussi. »

En 2018, la jeune femme aux yeux pétillants a connu sa première sélection en équipe de France des moins de 23 ans et a demandé conseil à son aînée avant d’y aller. « J’avais beaucoup d’interrogations donc je lui ai demandé si les filles étaient méchantes entre elles, s’il y avait de la rivalité. Elle m’a dit que c’était plus compliqué qu’avec les garçons. Et d’ailleurs, je l’ai constaté. L’ambiance était bonne mais on sent qu’il faut montrer qu’on est meilleure qu’une autre sur le terrain. »

La relation entre Fabienne Saint-Omer et Kimberley François est presque maternelle. En évoquant l’équipe de France, la Hazebrouckoise parle de transmission avec tendresse et sérénité. « Les Jeux Paralympiques de 2020 arrivent. La qualification se jouera pendant les championnats d’Europe en juin. J’espère que je serai sélectionnée. Mais je ne me projette pas vers Tokyo 2020 et encore moins vers Paris 2024 parce que les jeunes arrivent et c’est à elles de jouer. Bien évidemment, j’espère que Kimberley sera en équipe de France pour les Jeux de 2024. » Justement, la jeune basketteuse « fait tout pour y participer ». Les prochains mois au LUC risquent donc de rimer avec passage de relais entre Fabienne et Kimberley.

Déborah ADOH

Jenna Potts a trouvé son spot

Le sport permet à des personnes du monde entier de se réunir en un lieu pour un objectif commun. À Marcq-en-Baroeul, le club de volley féminin englobe Françaises, Bulgares, Camerounaises ou encore Péruviennes. Dans ce melting-pot, une jeune Américaine tente de se faire sa place.

Jenna Potts est du genre à avoir la bougeotte. À 24 ans, cette grande blonde d’1,91m, toujours de bonne humeur, est arrivée cet été en provenance d’Allemagne. En trois ans, elle découvre ici son troisième pays européen (après l’Allemagne et la République Tchèque). Dynamique et très souriante, elle tente de s’intégrer au mieux dans son nouvel environnement. « J’ai été dans 3 pays différents en Europe donc j’ai dû parler plusieurs langues. C’est difficile de devoir se réhabituer à une autre langue.» Parfois cela pose souci, surtout dans un sport ou la communication entre équipières est primordiale : « Les termes de volley diffèrent selon les pays donc à chaque fois que je bougeais je devais réapprendre les bons mots. Parfois je dis des choses sur le terrain que mes coéquipières ne comprennent pas et parfois moi-même je ne les comprends pas », s’amuse-t-elle.

Des bancs de la Fac à l’Europe

Pas facile pour une jeune américaine sortie de ses études de s’adapter à la vie quotidienne, dans un pays dont la langue est, pour l’instant, une barrière. Il n’est pas non plus évident de passer professionnelle quand on a longtemps vécu dans le système universitaire « La culture est différente. Quand tu es à l’université, toutes les filles sont du même âge et vivent ensemble. Quand tu joues en Europe, les filles peuvent avoir 18 ans comme 37 ans. » Etudiante à l’université de Pittsburgh, elle garde en mémoire des moments précieux. « J’ai un tas de bons souvenirs. Mais si je devais retenir un truc en particulier c’est pendant mon année en NCAA. Mon équipe était menée 24-17 et nous allions perdre le match. Et quand ce fut à ma partenaire de servir, elle nous a fait remonter à 25-24 pour nous, et au final on a gagné ce set 35-33 ! C’était incroyable, tout le monde était incandescent. »

Mais il a fallu bouger ensuite, traverser l’Atlantique, et s’adapter à un nouveau mode de vie, seule. « Je n’ai personne de ma famille ici, ils me manquent bien sûr. Mais j’aime beaucoup vivre en Europe. Mes parents sont quand même déjà venus ici en France, et avant en Allemagne. » Mais le sport a cela de beau qu’il permet de créer rapidement des liens : « Les joueuses ont été très gentilles avec moi. J’ai été très bien reçue. Avant d’arriver j’avais entendu un stéréotype sur les Français comme quoi ils n’étaient pas accueillants et aimables avec les Américains. Mais pour moi, ça a été tout le contraire. Quand je marche dans la rue, je sais que quelqu’un peut m’aider si j’en ai besoin. »

Ici à Marcq-en-Baroeul, elle découvre aussi les spécificité des matchs, notamment le joyeux vacarme produit par les supporters pendant les points. « Les fans sont super ici et partout où je suis allée. À la fac aussi les supporters sont bruyants mais ici il y a quelques différences : ils jouent des tambours tout le temps alors que je n’ai jamais vu ça à la Fac. C’est dur parfois de se concentrer avec tout ce bruit mais j’aime bien, c’est sympa. »

La « French way of life »

Mais le plaisir de la vie de sportive passe aussi par l’adaptation à son lieu de travail. Pour Jenna ce ne fut pas un problème car elle est fan depuis toujours de la France. Dans une interview donnée à MTV Stuttgart le 8 mars dernier (vidéo), la jeune femme avait avoué son amour pour Paris, et pour l’Hexagone en général. À la suite du match face à Venelles, son discours n’a pas changé. « La ville est très mignonne, et ce que j’aime ici c’est le nombre de boulangeries. J’adore les baguettes, c’est une par jour avec moi ! Ce que j’aime aussi c’est votre langue, elle est douce et belle à écouter. » Une Américaine de plus charmée par la culture française…

Jenna a aussi pu voir que les Français restent fidèles à eux-même sur un point : les manifestations. Arrivée cet été, elle a pu observer avec curiosité les mouvements sociaux qui secouent le pays depuis des mois «  Il se passe également de nombreuses manifestations aux Etats-Unis, surtout que les politiques ne sont pas géniaux en ce moment. Mais je n’ai jamais vu quelques choses comme les gilets jaunes. » Avoir fait du gilet jaune le symbole de la contestation du pouvoir, tenir quatorze semaines malgré les troubles, tout cela la marque particulièrement (et positivement) : « Je n’ai jamais vu d’aussi grosses manifs ! Les gens portent tous la même chose sur eux et je trouve ça plutôt cool, ça montre de la solidarité. Aux USA, on sait que les Français aiment se battre pour leur droits. Personnellement je trouve ça vraiment super. »

Malgré l’éloignement de sa famille, malgré la frontière de la langue, bien qu’elle ne soit pas encore titulaire, elle se plaît encore plus ici qu’ailleurs. L’Américaine deviendra-t-elle un jour une résidente régulière du pays du fromage et du vin ? En tout cas cette idée n’est pas pour lui déplaire :« J’aimerais vraiment faire une partie de ma vie en France, j’aime la vie ici, j’aime ce pays, j’aime sa culture. » Et si sa bougeotte s’arrêtait ici, à Marcq-en-Baroeul ?

Mathieu Sanchez

Dans les pas des Guerrières

Au moment de rencontrer Bourges ce mercredi 20 février pour le dernier match de coupe de l’EuroLigue féminine, il est temps de revenir sur les moments qui ont marqué la saison de l’ESBVA. De la qualification en EuroLigue, aux victoires, défaites et moments de doute, les Villeneuvoises ont fait le plein d’émotion. 

Magali Mendy, arrivée cet été dans le Nord, entre dans la raquette. ©Pierre Le Masson

Samedi 13 octobre 2018. Début des hostilités. Première journée de championnat. Les Z’hurlants, supporters emblématiques du club, sont prêts pour une nouvelle saison. L’ESBVA reçoit Mondeville et signe sa première victoire (86-58). Des débuts prometteurs, une prestation imparfaite mais qui satisfait l’équipe. 

Mercredi 17 octobre 2018. Match qualificatif pour l’EuroLigue face à Szekszard. Une victoire dans la douleur (77-61). Et un état d’esprit collectif déjà performant selon le coach des Guerrières Frédéric Dusart : « Dans les six dernières minutes on est à -17. J’ai tenté un coup de poker. Il faut qu’on gagne en régularité sur la défense. » Une victoire rassurante surtout que l’ESBVA est privée de sa capitaine et meilleure marqueuse de la saison dernière Johanne Gomis. « Ça promet de belles choses quand elle va revenir. » La joueuse à suivre, Magali Mendy, fraîchement débarquée pour découvrir l’EuroLigue. « Elle marche sur l’eau ». Cette victoire est importante également car c’est la quatrième fois d’affilée que le club officiera en EuroLigue. Un record. Ce premier match européen, c’est aussi l’occasion d’afficher les objectifs du club dans la compétition. Mais Frédéric Dusart préfère ne pas s’avancer : « On ne sera favori d’aucun match. L’EuroLigue va être un objectif qualitatif. »

Mercredi 24 octobre 2018. Premier match officiel d’EuroLigue. L’ESBVA reçoit le monstre russe d’Ekaterinburg. Les Villeneuvoises s’inclinent lourdement (51-99) mais pour l’entraîneur Frédéric Dusart, il y a encore de belles choses à retenir. « Dans la construction du jeu on était là, dans l’état d’esprit on était là, dans l’intensité défensive on était là. » Avec un effectif « favori pour finir dernier de la poule », difficile de faire mieux. Surtout quand l’une des meilleures joueuses du monde est face aux Nordistes.  « Avec toute l’argent qu’on met dans l’équipe on achète la jambe droite de Brittney Griner » ironise Dusart à la fin du match. « Mais je ne veux pas qu’on se réveille demain avec une baisse de confiance, avec une gueule de bois, désespérées, désemparées, dans le doute. »

Mercredi 31 octobre. L’ESBVA affronte Braine. Les Belges se targuent d’avoir la meilleure équipe de leur histoire et visent les places qualificatives pour l’EuroCoupe. Le match tourne à l’avantage des Nordistes (51-49) dans une ambiance folle. « Avec un public qui poussait, à chaque fois qu’il y avait un rebond offensif on croyait qu’il y avait un but ». Frédéric Dusart est ravi du match et surtout de prendre part à cette compétition pour le public. « L’EuroLigue, ce sera plus un aspect événementiel qu’un aspect sportif. Je suis content pour le public. Je sais qu’ils viennent voir jouer les grandes équipes qu’on affronte. »

Dimanche 4 novembre 2018. L’ESBVA se déplace à Nantes. Un match très compliqué. Les Guerrières sont bousculées physiquement et mentalement. Elles se prennent une claque. Alors qu’elles mènent de 10 points dans le 3ème quart temps, elles se font remontées (74-69). Une défaite qui reste en travers de la gorge de l’équipe.

Mercredi 5 décembre. Nouvelle défaite à Nadezhda (72-49). L’ESBVA est sur un fil. Les joueuses alternent entre les bonnes et les mauvaises prestations. Le public ne sait plus à quoi s’attendre. Le parcours en EuroLigue est compliqué mais c’était prévu. En revanche le bilan en championnat est davantage surprenant avec cinq victoires pour autant de défaites.

Jeudi 10 janvier 2019. L’ESBVA n’y arrive plus. Sixième défaite consécutive après son match à Ekaterinburg (100-75). En EuroLigue c’est même la cinquième défaite de suite et leur parcours dans la compétition européenne se complique. Après Prague, les voisines de Saint-Amand, Bourges par deux fois, Mont-de-Marsan et Ekaterinburg, Villeneuve-d’Ascq doit trouver les clés pour sortir la tête de l’eau. 

Jeudi 24 janvier 2019. La dernière spirale de défaite avait fait du mal aux têtes des Guerrières. Il fallait absolument changer les choses pour se relancer. C’est chose faite. Les Nordistes se sont reprises face à Mondeville le 13 janvier. Elles enchainent leur succès en championnat face aux Nantaises. Avec un match aller qui les avait marquées. Il y avait des airs de revanche sur le parquet. Même son de cloche en EuroLigue. Les Villeneuvoises relèvent enfin la tête. Face à Braine d’abord (73-61) et à Schio (75-81). L’ESBVA a remporté tous ses matchs face à ces deux équipes. Surtout, c’est la première fois que le club enchaîne quatre victoires consécutives toutes compétitions confondues depuis le début de la saison. 

Mercredi 13 février. Nouvelle défaite à Prague (84-68). Même bilan en EuroLigue pour les matchs retours. A part Braine et Schio, l’ESBVA est dominé par tous ses adversaires. Frédéric Dusart le répétait déjà au début de la saison: « On ne sera favori d’aucun match ». De quoi tirer un bilan positif pour les joueuses avec quatre victoires en 13 matchs. Pour l’instant à la sixième place, elles peuvent espérer participer au tournoi à huit équipes de l’EuroCoupe en mars prochain. 

Dimanche 17 février 2019. L’ESBVA se déplace à Landerneau pour la 16ème journée. Après leurs deux dernières défaites face à Lyon et Charleville-Mézières, il faut se reprendre avant d’affronter Bourges la semaine d’après. Les Guerrières tiennent leur rang. Elles contiennent les Bretonnes. Et elles font le plein de confiance avant le dernier match de poule en EuroLigue. 

Les Villeneuvoises joueront leur dernier match de la compétition la plus prestigieuse en Europe mercredi prochain face à Bourges. Si elles gagnent, elles seront automatiquement qualifiées pour l’EuroCoupe. Si elles perdent, elles devront attendre les résultats de Schio. Mais face aux Berruyers qu’elles ont déjà rencontré deux fois cette saison, la tâche s’annonce difficile.

Elena Cervelle