Ligue 1 : Monaco lâche encore des points face à Nîmes (1-1)

Bousculés en début de match, les Monégasques n’ont pas réussi à renverser le valeureux promu nîmois (1-1). Les hommes de Leonardo Jardim perdent une occasion précieuse de revenir sur l’OL et l’OM.

Le match : 1-1

Après un début de saison laborieux (5 points en 5 matches), et une défaite en Ligue des champions contre l’Atlético de Madrid mardi, les hommes de Leonardo Jardim n’avait qu’un objectif ce vendredi soir : gagner, enfin, à domicile et se relancer en championnat avant l’Olympico de dimanche soir. Face à eux, le Nîmes Olympique, promu séduisant et prolifique en ce début de saison avec déjà 12 buts inscrits (troisième meilleure attaque de Ligue 1). En mode diésel, l’ASM a dominé l’ensemble de la partie, sans parvenir à s’imposer (1-1). Le club de la principauté accuse déjà 2 points de retard sur l’OL, et cinq sur l’OM. Pire, il reste sur six matches sans victoire, sa pire série depuis huit ans (voir par ailleurs).

Avec six changements par rapport à l’équipe de mardi, Leonardo Jardim a misé sur la fraîcheur face à Nîmes. Inédite, la défense de l’ASM a surpris  : Raggi, Barreca et N’Doram remplaçaient Sidibé, Jemerson et Henrichs. Leur manque de complémentarité a vite sauté aux yeux. Antonin Bobichon plaçait deux frappes lointaines, et dangereuses, avec trop de facilité (3e, 9e). Déjà buteur contre Paris, le milieu nîmois s’est mué en passeur à Louis-II. À la retombée d’un de ses coups francs, Briançon plaçait une tête puissante sous la barre de Benaglio (1-0, 19e). La gâchette nîmoise frappait encore. Mais les faiblesses défensives de l’équipe de Bernard Blaquart n’ont pas disparu. Plein axe, Falcao égalisait d’une frappe lointaine (1-1, 27e). Intenable, le capitaine de l’ASM manquait le doublé, en butant sur Bernardoni  (39e). Excellent face à l’OM, le gardien nîmois a sauvé son équipe avant la pause, sur un coup-franc lointain de Tielemans (45e). Gêné en début de match, l’ASM terminait fort… 

… et repartait sur le même rythme. D’une frappe lourde, Diop faisait une nouvelle fois briller Bernardoni. À l’affut, Mboula ne cadrait pas sa reprise (48e). Monaco insistait, emmené par son capitaine Falcao. Mais, les tentatives du Tigre trouvaient la barre (53e) ou les nuages (57e). Dépassés dans le jeu, les Nîmois s’en sont remis aux coups de pied arrêtés. Le duo Bobichon-Briançon n’était pas loin de refaire le coup de la première période, mais Benaglio claquait en corner (63e). Leonardo Jardim décidait alors d’injecter du sang-neuf avec les entrées de Grandsir et Sylla. Le premier centrait pour le second, qui ne cadrait pas sa reprise (81e). Malgré l’entrée de l’attraction russe Golovin pour les vingt dernières minutes de jeu (voir par ailleurs), Monaco ne parvenait pas à prendre le dessus. Son maigre public peut être déçu : l’ASM n’a pris que deux points sur neuf possibles à domicile depuis le début de la saison.

Le fait du match : les premiers pas de Golovin

Transféré à prix d’or (30 millions d’euros) cet été, Aleksandr Golovin a disputé ses premières minutes sous le maillot de l’AS Monaco, ce vendredi soir face à Nîmes. Touché à la cheville droite début août, l’international russe a disputé vingt minutes, comme l’avait annoncé son entraîneur en conférence de presse.

S’il n’a pas réussi à débloquer la situation, Golovin a fait parlé sa technique par des décalages bien sentis (73e) et une frappe dangereuse (85e). Pour enfin lancer sa saison, l’ASM peut – et doit – compter sur sa star russe. Leonardo Jardim avait indiqué qu’elle aurait besoin de « deux ou trois matches » pour exprimer pleinement son talent. Vite, le temps presse.

Le joueur : Paul Bernardoni sort le grand jeu

Si le Nîmes Olympique est l’avant-dernière défense de Ligue 1, où en serait-il sans Paul Bernardoni ? Auteur d’un excellent début de saison, le gardien des Crocos a une nouvelle fois réalisé une grande partie à Louis-II. Après un début de match tranquille, il a sauvé son équipe avant la pause, avec deux réflexes spectaculaires sur une tête de Falcao (39e) et un coup franc lointain de Tielemans (45e).

L’ancien portier de Bordeaux a récidivé dès l’entame de la seconde période, avec une superbe horizontale sur une frappe lourde de Diop (48e). La chance était même de son côté : la barre transversale le sauvait sur une reprise de volée de Falcao à bout portant (53e). Autoritaire dans les airs, il dévie une reprise dangereuse de Sylla sur corner en fin de match (86e). Un match solide. Il sera, à n’en pas douter, l’un des hommes de clé de l’opération maintien.

Le chiffre : 6

L’AS Monaco n’a plus gagné depuis six matches, toutes compétitions confondues. C’est la pire série du club de la principauté depuis décembre 2010 (six matchs sans victoires également). Cette saison-là, l’ASM avait été reléguée en Ligue 2.

Clément Commolet

Christian Prudhomme – « Paris-Roubaix est une course hors du temps »

Le directeur du cyclisme chez Amaury Sport Organisation (ASO) a rencontré les étudiants de l’École supérieure de journalisme de Lille, ce mercredi. L’occasion d’évoquer Paris-Roubaix, à trois jours du grand départ de la « reine des classiques ». 

Depuis 1896, Paris-Roubaix passionne les foules. Comment expliquer ce constant succès populaire ?

« C’est une épreuve qui a des racines. Il y a la partie sportive, mais aussi la mise en valeur du patrimoine et celui du lien social. Sur les routes de Paris-Roubaix, il n’y a que des gens qui sourient. 

Que pensez-vous, à titre personnel, de cette course ?

C’est la plus grande classique au monde, la reine des classiques, une course atypique, hors du temps. C’est une course qui a nulle autre pareille. Ce dont je rêve, dès l’année prochaine, c’est d’avoir un coureur comme Nibali au départ.

Quel est votre meilleur souvenir de Paris-Roubaix ?

En 2006, je garde en mémoire mon dernier Paris-Roubaix avec Jean-Marie Leblanc. On a crevé deux fois le même jour.  Il y a aussi la victoire de Fabian Cancellara en 2006 avec le passage d’un train de marchandises. Et puis Tom Boonen en 2016 qui attaque de très loin. Tout le monde voulait le voir gagner ! Il en était capable, mais c’est le « vieux » Hayman qui l’emporte.

Quelles sont les principales nouveautés de l’édition 2018 ?

La principale volonté, cette année, était de passer de 8 à 7 coureurs par équipe sur les classiques, pour des raisons de sécurité. Concernant le parcours, il y a un nouveau secteur, le numéro 25, à Saint-Vaast, un peu avant Arenberg.

La Trouée d’Arenberg reste un passage mythique…

La Trouée d’Arenberg, c’est 2 400m de pavés tout droit, c’est quelque chose de très particulier. On ne voit pas ça ailleurs. Les coureurs rentrent à quasiment 60km/h. C’est une vraie émotion pour eux depuis 50 ans, avec toute la légende qui va avec.

Pourtant, en temps de pluie, elle pourrait s’avérer dangereuse pour les coureurs.

Dès la fin de l’édition de ce week-end,  il faudrait faire d’autres travaux sur la Trouée d’Arenberg, pour que la question du danger ne se pose plus, notamment par temps de pluie. La région s’investit pour sauvegarder les pavés, qui sont indispensables à Paris-Roubaix.

Quelles sont les chances françaises pour cette édition ?

Arnaud Démare a fini 6e l’année dernière. Il aime cette course. Son manager Marc Madiot est habité par Paris-Roubaix (vainqueur en 1985 et 1991). Il transmet cette passion à Arnaud, qui sera bon. Et puis, Adrien Petit (originaire d’Arras) est un coureur qui sera là aussi. Après, Paris-Roubaix est une course exceptionnelle mais aussi injuste, et cela il faut l’accepter avant de partir. 

Est-il possible d’envisager une course féminine, comme lors du Tour des Flandres ?

Ce qui est certain, c’est qu’il faut développer le cyclisme féminin. Le problème auquel on se heurte est celui de l’organisation, notamment en matière de sécurité. On ne sait pas le faire, on n’en a pas les moyens. Et pour que ça marche, il faudrait la lier à la course masculine, sinon ça n’aurait pas de résonance médiatique. »

Clément Commolet et Adrien Toulisse.

Crédit photo : Julie Sebadelha.

 

 

OM-OL : Steve Mandanda – Anthony Lopes, la guerre des goals

Le choc Marseille-Lyon de ce dimanche s’annonce aussi alléchant que primordial pour la suite du championnat. Les portiers Anthony Lopes (OL) et Steve Mandanda (OM) feront partie des grands acteurs de la rencontre. Où en sont les deux gardiens des Olympiques cette saison ?

Ils font partie des meilleurs portiers du football français. Ils l’ont encore prouvé, le week-end dernier, lors de la 29e journée de Ligue 1. Anthony Lopes (Lyon, 27 ans) est parvenu à garder sa cage inviolée face à Caen, pour sécuriser le succès des siens (1-0). Quant à Steve Mandanda (Marseille, 32 ans), il a été le grand artisan de la victoire des Olympiens sur le sol toulousain (2-1).

Jérôme Alonzo, ancien gardien de but du PSG (2001-2008), aujourd’hui consultant pour France Télévisions, abonde : « Ce sont deux gardiens que j’aime beaucoup. Ils sont à la fois spectaculaires et décisifs. Et surtout, et c’est là qu’un goal est important :  ils rapportent des points. » 



Dimanche, Marseillais et Lyonnais s’affrontent au Stade Vélodrome. Et le duel  Mandanda-Lopes s’annonce comme un match dans le match. Lequel des deux portiers parviendra à rapporter des points à son équipe ?

Deux gardiens, une saison quasi-identique

D’un point de vue comptable, les performances de Steve Mandanda et Anthony Lopes sont très proches, cette saison. Le portier marseillais figure à la 3e place des meilleurs gardiens de Ligue 1 (note moyenne de 5,68 dans notre journal). Son homologue lyonnais est tout proche au classement (7e, avec 5,61). Cette tendance se retrouve bien au-delà d’une simple notation.



Pour Jérome Alonzo, ces deux gardiens « complets » possèdent de nombreuses caractéristiques communes : « Au niveau des réflexes, ils sont les meilleurs du championnat, avec Stéphane Ruffier (ASSE). Ils sont tous les deux véloces, agiles et bons dans le jeu aérien. »

Les similitudes valent aussi pour le déroulement de leur saison. Anthony Lopes et Steve Mandanda ont tous deux connu une première partie d’exercice probante. Le gardien lyonnais a notamment enchaîné quatre cleansheets consécutifs de la 10e à la 14e journée. Le portier marseillais a signé, quant à lui, plusieurs prestations remarquées à Nantes (1-0, 2e journée, 9 arrêts), contre Angers (1-1, 3e journée, 8 arrêts) et surtout à Lille (1-0, 11e journée, 12 arrêts).


VIDEO – Revivez la victoire de l’OM à Lille, avec la superbe prestation de Steve Mandanda.


Depuis début 2018, les deux gardiens olympiens sont plus en difficulté. En neuf matchs de championnat, Lopes n’a gardé sa cage inviolée qu’à deux reprises (à Guingamp et contre Caen). En plus, le portier lyonnais s’est montré particulièrement nerveux contre le PSG, le 21 janvier. Selon Alonzo, « son caractère est sa faiblesse. Il va finir par être un joueur très regardé des arbitres. »

Mandanda, lui, a bien réussi trois cleansheets (à Rennes, contre Strasbourg et à Caen). Mais le dernier en date remonte au 16 janvier dernier, contre le Racing. Pour Alonzo, rien n’est affolant : « Ils ne peuvent pas tout faire non plus. Et puis, quand on a plus de cent matchs de Ligue 1 dans les jambes, on a de quoi être confiant... »

Avantage Lopes dans les grands matchs

Pourtant,  une différence notable existe entre les deux gardiens cette saison. Elle concerne les performances dans les rencontres face aux meilleures équipes du championnat (PSG, AS Monaco, Olympique Lyonnais/Olympique de Marseille). Steve Mandanda a disputé quatres matchs de ce genre depuis le début de la saison. Anthony Lopes en a, lui, joué cinq. Et la balance des statistiques penche nettement en faveur du portier lyonnais. 



Sur ces seuls matchs-là, Lopes obtient une note moyenne de 6,2 dans nos éditions, contre 4,5 pour Mandanda. Ces chiffres sont corroborés par le premier Olympico de la saison, au Groupama Stadium, le 17 décembre dernier (victoire 2-0 des Gones). Ce soir-là, Lopes avait réalisé une performance de haut vol (6 arrêts). Mandanda, lui, avait commis une grossière faute de main sur l’ouverture du score du capitaine lyonnais, Nabil Fékir.

« Steve, c’est la force tranquille » J. Alonzo, à propos du gardien marseillais

De là à déduire une supériorité du portier de l’OL ? Jérôme Alonzo préfère mettre des gants : « Oui, Steve (Mandanda) a pris plus de buts qu’Antho (Lopes) face aux meilleures équipes du championnat. Mais, il ne peut pas sauver tous les matchs ! L’OM, dans sa globalité, est moins performant face aux grosses écuries.« 

L’ancien portier marseillais (1995-1997) poursuit : « Il connait très bien le foot, il ne se prend pas la tête. Il sait qu’une saison est très longue. Steve, c’est la force tranquille. Il est très concentré, très constant. Il a tout vu, tout connu. Il a été champion de France (avec l’OM, en 2010). Il a disputé des matchs internationaux, des gros matchs en Ligue des champions. » L’Olympico promet d’être intense, dimanche soir. Et les deux équipes auront besoin de leurs gardiens sous leur meilleur jour. 

Lutte pour le podium – Lyon, le dindon de la farce ?

Le titre de champion étant promis au Paris Saint Germain, la lutte pour les deuxième et troisième marches du podium demeure passionnante. Ils sont encore trois en lice pour deux places. Championne de France l’an passé, l’AS Monaco (2e, 60 pts) est pour l’instant la mieux placée pour accéder directement à la Ligue des champions. Derrière, l’Olympique de Marseille (3e, 56 pts) et l’Olympique Lyonnais (4e, 51 pts) restent à la lutte. Mais les Gones peuvent-ils tenir le rythme ? 

« On a besoin d’être en C1. » Simple, clair et concis. Le message est signé Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais. Après avoir dominé le football français au début des années 2000, son club est plus à la peine ces dernières années. Pour repartir de l’avant,  l’OL a besoin de la Ligue des champions, pour ses revenus et de son exposition. La recette pour y accéder ? Faire partie du podium de la Ligue 1. Mais la concurrence est rude, et Lyon pourrait échouer dans sa quête…. À moins que.

La malédiction des mugs 

21 janvier 2018, 22h48. Excentré côté gauche,  l’attaquant lyonnais Memphis Depay reçoit le ballon. L’attaquant néerlandais rentre sur son pied droit, arme une frappe soudaine du coup du pied qui trouve la lucarne droite d’Alphonse Areola. Le but est magnifique, le stade explose. L’Olympique Lyonnais vient de battre le Paris Saint Germain, au terme d’un match dantesque.



Toute une ville s’embrase, et certains Lyonnais s’enflamment. C’est le cas des responsables de la boutique du club. Le lendemain, des mugs à l’effigie de la victoire sont mis en vente sur le site de l’OL. Depuis ? Les hommes de Bruno Genesio boivent la tasse. Les effets au classement sont immédiats. Entre la 22e journée (21 janvier) et la 28e journée (2 mars), Lyon passe de la 2e à la 4e place.



Surtout, qu’en même temps, les concurrents de l’Olympique Lyonnais engrangent des points. Depuis la victoire face à Paris, l’OL présente le pire bilan de tout le championnat, avec trois nuls et trois défaites en six matchs  ! À côté, l’AS Monaco enchaîne (4 victoires et 2 nuls), et l’Olympique de Marseille limite la casse (2 victoires, 3 nuls et une défaite).


 


Des carences dues à un manque d’expérience 

Face aux meilleures équipes du championnat, les coéquipiers de Nabil Fékir sont souvent au rendez-vous. Contre les trois autres mastodontes du championnat (PSG, AS Monaco, OM) l’Olympique Lyonnais présente un bilan plus qu’honorable  (3 victoires en 5 matchs contre les trois premiers de  Ligue 1).  C’est mieux que les Monégasques (2 victoires, 1 nul, 2 défaites) et les Marseillais (2 nuls, 3 défaites). Une tendace se dessine : l’OL sait gérer les grands rendez-vous.



Dans les rencontres de haut-vol, la fougue lyonnaise triomphe souvent. Mais l’OL se fait aussi remarquer par son incapacité à garder les scores. À moult reprises, les jeunes Gones menaient au tableau d’affichage, pour finalement se faire rejoindre. Retour sur quatre exemples marquants, qui ont finalement coûté huit points aux Lyonnais.



Comment expliquer cette mauvaise habitude ? Le manque d’expérience joue beaucoup. Depuis quelques années, la stratégie de l’Olympique Lyonnais est de s’appuyer sur les jeunes pousses de son centre de formation. Les avantages sont nombreux. Mais à trop user de la carte jeune, Lyon finit par perdre des points, par manque de roublardise. Les différences d’âge et d’expérience avec l’OM ou l’ASM sont, d’ailleurs, flagrantes.


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Une autre alternative

 L’OL peut-il rattraper sa mauvaise fin d’hiver par un printemps brillant ? Les statistiques peuvent rassurer les supporters lyonnais.  Depuis l’instauration de la Ligue 1 (2002-2003), seules 53% des équipes qui étaient en tête à la 28e journée l’étaient encore à la fin du championnat (8 fois sur 15).

Pourtant, il reste neuf journées avant la fin du championnat. Et la plupart des matchs entre les quatre équipes de tête ont déjà été joués (10 sur 12). Reste à jouer un OM-OL (18 mars), et un PSG-Monaco (15 avril).  Il faudrait donc un effondrement des Monégasques et/ou des Marseillais pour que les Lyonnais puissent espérer atteindre la Ligue des champions.



La Ligue des champions (C1), une peine perdue donc ? Pas tout à fait. Car il existe un autre moyen d’y accéder. Encore engagé en Europa League (C3), l’OL peut espérer atteindre la plus prestigieuse des compétitions européenne (C1), en cas de victoire en C3. Cela tombe bien : la finale de l’Europa League se dispute, cette année, au Groupama Stadium de… Lyon. Un nouveau chapitre dans la belle histoire européenne de l’Olympique Lyonnais ?


Les grandes heures européennes de l’OL de clement commolet


Conclusion : L’après PSG a été très mal géré par l’Olympique Lyonnais.  Après leur victoire contre le club de la capitale, les hommes de Bruno Genesio ont étrangement baissé le pied en championnat. Cet écart semble difficile à combler, à neuf journées de la fin. Pour atteindre la Ligue des champions l’année prochaine, les Gones auraient donc un grand intérêt à tout miser sur… l’Europa League. Un choix risqué, mais qui peut s’avérer payant.

Zlatan Ibrahimovic est-il une légende ?

Zlatan Ibrahimovic et sa rage de vaincreeeeeee légendaire.

 

Depuis deux décennies,  Zlatan Ibrahimović martyrise les défenses européennes, enchaîne les buts spectaculaires et empile les titres. Pourtant, la Ligue des champions, la plus prestigieuse des compétitions européennes, manque à son palmarès. Ajoutons à cela son arrogance, et on obtient un joueur, mais aussi un homme, qui divise. À trente-six ans, il est au crépuscule de sa carrière. Doit-il être considéré comme l’un des plus grands footballeurs de l’histoire ?

« Je suis venu comme un roi, je repars comme une légende. » Lorsque Zlatan Ibrahimović annonce son départ du Paris Saint Germain, en mai 2016, l’attaquant suédois ne fait pas dans la fausse modestie. Il faut dire que le géant a de quoi se vanter.

Prophète en ses pays

Ibrahimović est une machine à gagner. Il est le cinquième joueur le plus titré de l’histoire du football en club. Rien que ça. José Mourinho, son entraîneur à l’Inter Milan (2009-2010) puis à Manchester United (depuis 2016), ne tarit pas d’éloges à son propos : « Quand vous avez quelqu’un comme lui, qui est un gagneur, qui veut gagner tous le temps, qui veut être le meilleur et qui n’a pas peur des responsabilités, c’est très facile à entraîner. » Retour sur une carrière impressionnante.

Un grand nez, mais pas de grandes oreilles

Pourtant, Zlatan ne fait pas l’unanimité. Loin de là. D’un point de vue strictement sportif, l’attaquant au long nez ne fait pas consensus à cause du grand échec de sa carrière : la Ligue des Champions. En quinze participations, « Ibra » n’est jamais parvenu à dépasser le stade des demi-finales. Pis, il est considéré comme le chat noir de la compétition. À deux reprises, lorsque Zlatan a quitté un club, celui-ci a gagné la Coupe aux grandes oreilles l’année suivante (l’Inter Milan en 2010, le FC Barcelone en 2011).

À l’échelle internationale, son palmarès vierge se comprend. La Suède n’est pas une grande nation de football. Zlatan a longtemps été seul dans son pays. Mais ses échecs européens, en club, traduisent une forme de syndrome. C’est pour cela qu’il n’est pas entièrement considéré comme une légende. Mais ce n’est pas la seule raison…

« C’est son personnage que je n’aime pas. » Louis Nicollin, ancien président de Montpellier (1974-2017)

Sensationnel pour certains, exécrable pour d’autres, le personnage Zlatan ne laisse personne indifférent. Depuis le début de sa carrière, le géant suédois fascine sur le terrain… et en dehors. Louis Nicollin, président du MHSC, n’adhère pas : « C’est son personnage que je n’aime pas. Il est prétentieux. » Journalistes, coéquipiers, adversaires… Il est sûr qu’avec Zlatan, tout le monde en prend pour son grade.

« Ibracadabra » maîtrise un tour de magie dont il se serait bien passé. « Ce mec n’engendre que frustration et déception partout où il est passé. Il n’y a pas un club, un supporter, qui garde un bon souvenir de Zlatan. » Daniel Riolo, journaliste sur RMC, exagère peut-être un peu. Mais les faits sont là : Zlatan ne sait pas dire au revoir.

À Amsterdam, il entre en conflit avec un icône du club, Rafael Van der Vaart. Zlatan veut alors montrer qu’il est le meilleur joueur de son club. À Turin, il engage un bras de fer avec la Juventus pour rejoindre l’Inter Milan. À Barcelone, enfin, il ne reste qu’une saison à cause de ses nombreux différends avec Pep Guardiola, l’entraîneur du club catalan.

Zlatan Ibrahimović est-il une légende ? Répondre à cette question, c’est finalement s’interroger sur les critères même du grand footballeur. Palmarès fourni, complet, comportement… Les éléments sont nombreux. Et n’ont pas fini de diviser.