Dans les pas des Guerrières

Au moment de rencontrer Bourges ce mercredi 20 février pour le dernier match de coupe de l’EuroLigue féminine, il est temps de revenir sur les moments qui ont marqué la saison de l’ESBVA. De la qualification en EuroLigue, aux victoires, défaites et moments de doute, les Villeneuvoises ont fait le plein d’émotion. 

Magali Mendy, arrivée cet été dans le Nord, entre dans la raquette. ©Pierre Le Masson

Samedi 13 octobre 2018. Début des hostilités. Première journée de championnat. Les Z’hurlants, supporters emblématiques du club, sont prêts pour une nouvelle saison. L’ESBVA reçoit Mondeville et signe sa première victoire (86-58). Des débuts prometteurs, une prestation imparfaite mais qui satisfait l’équipe. 

Mercredi 17 octobre 2018. Match qualificatif pour l’EuroLigue face à Szekszard. Une victoire dans la douleur (77-61). Et un état d’esprit collectif déjà performant selon le coach des Guerrières Frédéric Dusart : « Dans les six dernières minutes on est à -17. J’ai tenté un coup de poker. Il faut qu’on gagne en régularité sur la défense. » Une victoire rassurante surtout que l’ESBVA est privée de sa capitaine et meilleure marqueuse de la saison dernière Johanne Gomis. « Ça promet de belles choses quand elle va revenir. » La joueuse à suivre, Magali Mendy, fraîchement débarquée pour découvrir l’EuroLigue. « Elle marche sur l’eau ». Cette victoire est importante également car c’est la quatrième fois d’affilée que le club officiera en EuroLigue. Un record. Ce premier match européen, c’est aussi l’occasion d’afficher les objectifs du club dans la compétition. Mais Frédéric Dusart préfère ne pas s’avancer : « On ne sera favori d’aucun match. L’EuroLigue va être un objectif qualitatif. »

Mercredi 24 octobre 2018. Premier match officiel d’EuroLigue. L’ESBVA reçoit le monstre russe d’Ekaterinburg. Les Villeneuvoises s’inclinent lourdement (51-99) mais pour l’entraîneur Frédéric Dusart, il y a encore de belles choses à retenir. « Dans la construction du jeu on était là, dans l’état d’esprit on était là, dans l’intensité défensive on était là. » Avec un effectif « favori pour finir dernier de la poule », difficile de faire mieux. Surtout quand l’une des meilleures joueuses du monde est face aux Nordistes.  « Avec toute l’argent qu’on met dans l’équipe on achète la jambe droite de Brittney Griner » ironise Dusart à la fin du match. « Mais je ne veux pas qu’on se réveille demain avec une baisse de confiance, avec une gueule de bois, désespérées, désemparées, dans le doute. »

Mercredi 31 octobre. L’ESBVA affronte Braine. Les Belges se targuent d’avoir la meilleure équipe de leur histoire et visent les places qualificatives pour l’EuroCoupe. Le match tourne à l’avantage des Nordistes (51-49) dans une ambiance folle. « Avec un public qui poussait, à chaque fois qu’il y avait un rebond offensif on croyait qu’il y avait un but ». Frédéric Dusart est ravi du match et surtout de prendre part à cette compétition pour le public. « L’EuroLigue, ce sera plus un aspect événementiel qu’un aspect sportif. Je suis content pour le public. Je sais qu’ils viennent voir jouer les grandes équipes qu’on affronte. »

Dimanche 4 novembre 2018. L’ESBVA se déplace à Nantes. Un match très compliqué. Les Guerrières sont bousculées physiquement et mentalement. Elles se prennent une claque. Alors qu’elles mènent de 10 points dans le 3ème quart temps, elles se font remontées (74-69). Une défaite qui reste en travers de la gorge de l’équipe.

Mercredi 5 décembre. Nouvelle défaite à Nadezhda (72-49). L’ESBVA est sur un fil. Les joueuses alternent entre les bonnes et les mauvaises prestations. Le public ne sait plus à quoi s’attendre. Le parcours en EuroLigue est compliqué mais c’était prévu. En revanche le bilan en championnat est davantage surprenant avec cinq victoires pour autant de défaites.

Jeudi 10 janvier 2019. L’ESBVA n’y arrive plus. Sixième défaite consécutive après son match à Ekaterinburg (100-75). En EuroLigue c’est même la cinquième défaite de suite et leur parcours dans la compétition européenne se complique. Après Prague, les voisines de Saint-Amand, Bourges par deux fois, Mont-de-Marsan et Ekaterinburg, Villeneuve-d’Ascq doit trouver les clés pour sortir la tête de l’eau. 

Jeudi 24 janvier 2019. La dernière spirale de défaite avait fait du mal aux têtes des Guerrières. Il fallait absolument changer les choses pour se relancer. C’est chose faite. Les Nordistes se sont reprises face à Mondeville le 13 janvier. Elles enchainent leur succès en championnat face aux Nantaises. Avec un match aller qui les avait marquées. Il y avait des airs de revanche sur le parquet. Même son de cloche en EuroLigue. Les Villeneuvoises relèvent enfin la tête. Face à Braine d’abord (73-61) et à Schio (75-81). L’ESBVA a remporté tous ses matchs face à ces deux équipes. Surtout, c’est la première fois que le club enchaîne quatre victoires consécutives toutes compétitions confondues depuis le début de la saison. 

Mercredi 13 février. Nouvelle défaite à Prague (84-68). Même bilan en EuroLigue pour les matchs retours. A part Braine et Schio, l’ESBVA est dominé par tous ses adversaires. Frédéric Dusart le répétait déjà au début de la saison: « On ne sera favori d’aucun match ». De quoi tirer un bilan positif pour les joueuses avec quatre victoires en 13 matchs. Pour l’instant à la sixième place, elles peuvent espérer participer au tournoi à huit équipes de l’EuroCoupe en mars prochain. 

Dimanche 17 février 2019. L’ESBVA se déplace à Landerneau pour la 16ème journée. Après leurs deux dernières défaites face à Lyon et Charleville-Mézières, il faut se reprendre avant d’affronter Bourges la semaine d’après. Les Guerrières tiennent leur rang. Elles contiennent les Bretonnes. Et elles font le plein de confiance avant le dernier match de poule en EuroLigue. 

Les Villeneuvoises joueront leur dernier match de la compétition la plus prestigieuse en Europe mercredi prochain face à Bourges. Si elles gagnent, elles seront automatiquement qualifiées pour l’EuroCoupe. Si elles perdent, elles devront attendre les résultats de Schio. Mais face aux Berruyers qu’elles ont déjà rencontré deux fois cette saison, la tâche s’annonce difficile.

Elena Cervelle

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