Arsenal : in Arsène, they trust

Les supporters d’Arsenal aiment Arsène Wenger, et ce malgré des dernières années en demi-teinte. Si aujourd’hui, beaucoup de Gooners réclamaient son départ, l’Angleterre et les supporters d’Arsenal ne semblent pas près d’oublier le charismatique entraîneur français.

L’image est irréelle. En mai dernier, Stoke reçoit dans son Britannia Stadium l’équipe d’Arsenal, cinquième du championnat et loin de ses objectifs de début de saison. Les hommes d’Arsène Wenger mènent tranquillement 4-1, quand cet avion passe, avec une banderole au message très clair : « Wenger out, means out » (Wenger dehors, ça veut dire dehors!)

Le clivage entre pro et anti-Wenger était à son paroxysme la saison dernière, entre ceux qui réclamaient à tout va la tête du technicien, et les autres qui défendaient l’homme qui a tant apporté à leur club. Wenger a finalement été prolongé pour deux ans. Mais cette saison, le constat était le même pour tous : les résultats catastrophiques pour un club de l’envergure d’Arsenal (actuellement 6ème du championnat), loin d’une qualification en Ligue des Champions, devaient pousser le Strasbourgeois vers la sortie.

Un « Arsène Who ? » bien lointain

Mais licencier Arsène Wenger, l’homme aux trois championnats et sept FA Cup, et surtout l’artisan de la saison des Invincibles, était impossible à imaginer pour le board du club comme pour ses supporters. La décision devait venir de lui-même. Et finalement, c’est le choix qu’a aujourd’hui fait Arsène Wenger. La dépêche est tombée avant onze heures, et a surpris tous les supporters. Arsenal sans Arsène Wenger ? Toute une génération a vécu avec lui. Kylian Mbappé n’était pas né quand l’Alsacien a pris son poste en Angleterre. Dans les esprits, Arsenal et Arsène Wenger étaient synonymes.

Pourtant, quand Wenger est arrivé en 1996, l’accueil est glacial. L’Evening Standard titre un cinglant « Arsène Who ? » (Arsène qui?), et les joueurs dans le vestiaire sont surpris de l’allure de prof d’histoire-géo de ce coach français au drôle d’accent anglais. Tout commence bien, quand le 12 octobre 1996, Wenger remporte son premier match sur le banc d’Arsenal contre Blackburn, champion d’Angleterre un an plus tôt, 2 à 0.

La première saison permet aux Gunners de monter sur le podium de la Premier League, une première depuis le titre de 1991. L’année suivante, Wenger signe le doublé championnat – coupe. Les supporters commencent à apprécier le coach français. Même si le jeu n’est pas flamboyant, les résultats suivent. Le légendaire Highbury s’enflamme peu à peu pour les hommes de Wenger.

Le titre d’Arsenal en 2002, acquis grâce à une victoire à Old Trafford 1-0, conforte le nouveau statut de l’ancien entraîneur de Monaco. Les « In Arsène we trust » fleurissent dans Highbury, que Wenger et le board d’Arsenal viennent pourtant de condamner. Mais la saison qui fera rentrer Arsène Wenger dans la légende, c’est évidemment celle des Invincibles 2003-2004.

Imaginez : une saison sans défaite en championnat ! Au total, les hommes de Wenger seront invaincus pendant 49 matchs. Mais l’histoire de Wenger s’écrit un doux soir de printemps de mai 2004. Le titre est alors déjà dans la poche, depuis le North London Derby. Avec un match nul 2-2 contre les Spurs, Arsenal remporte, sur la pelouse de son plus grand rival, un nouveau titre.

Quelques semaines plus tard, pour la dernière journée de Premier League, Arsenal, leader invaincu reçoit Leicester, assuré de la relégation, à Highbury. Les Gunners sont ultra-favoris, mais écrasés par la pression, ils n’arrivent pas à trouver la faille. Ils se retrouvent même menés à la demi-heure de jeu, sur une tête de Paul Dickov.

Highbury est tétanisé, et craint l’invraisemblable. Wenger sent son rêve de saison parfaite s’envoler. À la mi-temps, « Le Professeur » s’emporte. « Je leur ai dit : « Écoutez, nous avons gagné le championnat, je veux désormais que vous deveniez immortels. » Ils ont dû penser : « Ce mec est complètement fou. Qu’est-ce qu’il veut de nous ? De quoi est-il en train de parler ? » Mais quelque part, ils ont commencé à y croire », explique-t-il dans le livre Invincibles.

Sortis des vestiaires, les Gunners jouent libérés. Quelques minutes à peine après le discours de Wenger, Dennis Bergkamp lance Ashley Cole dans la surface des Foxes, et l’Anglais obtient un penalty. Thierry Henry le transforme et marque son trentième but en championnat. Vingt minutes plus tard, Patrick Vieira profite d’un nouveau caviar de Dennis Bergkamp pour offrir la victoire aux siens. Au coup de sifflet final, Highbury se lève, comme un seul homme.

La performance est inédite dans l’histoire de la Premier League, et risque bien de le rester. Manchester City s’y est frotté cette saison, sans succès. Le souvenir est resté dans les mémoires des Gooners comme l’apogée de la carrière de Wenger. Depuis ce soir, Arsenal n’a plus été champion d’Angleterre.

Les Gooners ont pourtant vibré, notamment sur la finale de la Ligue des Champions 2006. Arsenal menait encore 1-0 à un quart d’heure de la fin du match, avant de se faire crucifier par un Barça en supériorité numérique. 2006 est un tournant pour Arsenal. Le club enterre alors Highbury de manière glorieuse, avec une victoire 4-2 contre Wigan, un triplé de Thierry Henry et une ambiance d’anthologie.

Les résultats de ces dix dernières années sont moins glorieux pour Arsène Wenger. Les déceptions se sont accumulées en championnat et sur la scène européenne. Neuf longues années de disette ont frustré Wenger et tous les supporters. Et dernièrement, les FA Cup n’ont pas toujours réussi à sauver le bilan du coach français.

Et pourtant, au moment de baisser définitivement le rideau sur l’aventure de Wenger à Arsenal, les supporters se remémorent les grands souvenirs. La magie de Dennis Bergkamp, le sens du but de Thierry Henry, la technique d’Andrei Arshavin, la justesse du « Wengerball ». La victoire impossible à l’Emirates contre le Barça en 2011, le but de Wilshere contre Norwich, la démonstration en Lombardie en 2008 face au Milan A.C.

Finalement, la terrible blessure d’Eduardo (2008), les humiliations contre United (8-2 à Old Trafford en 2011) et contre Chelsea (6-0 à Stamford Bridge,pour le 1000e match de Wenger en 2014), ou la saison 2011, broyée par la défaite invraisemblable en finale de la League Cup contre Birmingham (2-1), seront oubliés des esprits des Gooners quand, le dimanche 6 mai prochain, ils fêteront leur coach pour son dernier match à domicile, contre Burnley.

Parce que malgré les critiques, Wenger était une institution en Angleterre. Certes de plus en plus critiquée. Pour la première fois de l’ère Wenger, Arsenal devrait terminer en dehors du top 5. Mais sa longévité exceptionnelle (22 ans) force le respect. Henry Winter, journaliste au Times Sport, raconte : « J’ai parlé avec un supporter d’Arsenal qui a 25 ans. Quand il était tout petit, ses parents ont divorcé. Il m’a dit qu’il n’avait jamais rencontré Wenger, mais il lui sera toujours reconnaissant, parce qu’il était la seule figure masculine stable de sa vie. Wenger était une constante. »

Depuis ce matin, les hommages de ses anciens joueurs et du monde du football se multiplient. Le départ acté, l’union sacrée est déjà en place, pour aller chercher un dernier trophée avec Arsenal, l’Europa League. Pour offrir à Arsène Wenger la sortie qu’il mérite.

Au Carrefour comme dans son salon

Amateurs de vélo ou non, ils étaient nombreux autour du Carrefour de l’Arbre en ce dimanche de Paris-Roubaix, dernier secteur pavé cinq étoiles avant l’arrivée au Vélodrome. Si certains sont venus pour l’événement sportif, la plupart était là pour la fête. C’est le cas du groupe d’amis de Jensy, venus tout droit de Gand, en Belgique.

Jensy et ses amis, aux couleurs de la Belgique, sont bien installés devant leur télévision. JM

« Il y a de la saucisse, il y a de la saucisse, faut pas hésiter à venir se servir ». La phrase est prononcée avec un fort accent belge. Sous sa tonnelle installée pour l’occasion, le voisin de Jensy donne le ton de la journée. Partage, amitié, barbecue. Sur les 2,1 kilomètres qui composent le Carrefour de l’Arbre, on entend le bruit des grillades sur les braises où qu’on aille.

Jensy et ses cinq amis sont installés depuis 10 heures ce matin, pour être sûrs de trouver la bonne place. Ils viennent de Kruishoutem, à une soixantaine de kilomètres de la frontière franco-belge. Leur emplacement est stratégique : troisième virage du secteur pavé, très légèrement en hauteur. Autour d’eux, le blé pousse. Ils le piétinent un peu en agençant leur campement. Les Flamands n’ont rien oublié. Bac de bières – de la Stella Artois dans des bouteilles en verre brun – fauteuils pliants, glacière. De quoi tenir au moins la journée. Ils ont allumé un peu plus loin un barbecue, sur lequel les saucisses commencent à cuire. Elles seront à point pour midi. Pour l’instant, on en est encore à l’apéro. Mais une chose étonne surtout. Ils regardent la télévision. En plein champ. « Un ami nous a prêté son groupe électrogène, comme ça on a de l’électricité » rit Maarten, l’ami de Jensy. Le bruit est tellement fort que les Belges ont mis le générateur au milieu du champ. « Il gêne moins. » A grand renfort de rallonges électriques, la télévision fonctionne parfaitement. « On regarde les coureurs à la télévision, et tout à l’heure ils seront devant nous », s’émerveille Jasmien, qui assiste pour la première fois à Paris-Roubaix. Ses amis sont, au contraire, des habitués de la course. Une flûte de champagne à la main, Hanne et son mari viennent « depuis dix ans ! Cette année, on a fait la surprise à mon neveu de l’emmener avec nous. C’est son anniversaire aujourd’hui, on ne lui avait pas dit où nous allions ». Même s’ils sont ici surtout pour l’ambiance et le partage, ils ont tout de même un favori. « Zdeněk Štybar » de la Quick Step, « leur équipe belge ». 

Le groupe électrogène, trop bruyant, est au milieu du champ pour ne pas gêner les voisins.

Plus tard dans la journée, le groupe d’amis est parti se dégourdir les jambes un peu plus loin. Ils retrouvent Stefani, une de leurs connaissances en Belgique. Mais n’essayez pas de lui dire qu’elle est Belge. « Je suis Flamande, moi ! » Elle vient au Carrefour de l’Arbre depuis trente ans. « J’en ai trente-quatre, alors vous voyez, ça fait un bout de temps ! » renchérit-elle. Cette année, elle est accompagné par un cousin et des amis, français. « C’est ça le Paris-Roubaix, c’est le mélange, la convivialité. C’est la magie de cette course », affirme Jérémie, qui est venu de Wattrelos, dans la banlieue lilloise. Certains s’étonnent qu’il porte un drapeau flamand sur les épaules. « Quand ils me demandent pourquoi, je leur rappelle que Lille est la capitale des Flandres ».

Belges et Français se retrouvent devant la télévision de Jérémie, à l’arrière de sa camionnette. AD

Les Français aussi ont leur télévision. Posée à l’arrière d’une camionnette cette fois. « Ça nous a pris dix ans pour être installé comme on l’est aujourd’hui », rajoute avec fierté Jérémie. Lui aussi vient depuis qu’il est petit. « À l’arrivée des coureurs, je suis un gamin, j’ai les poils qui se dressent. Vous savez, il y a deux jours importants dans l’année. Le jour de l’anniversaire de ma fille et le jour de Paris-Roubaix. » Que dire de plus pour illustrer tout l’amour du public pour cette course.

Antoine Decarne et Juliette Michenaud

2005, Paris-Roubaix privé de Trouée

Dans un état déplorable, le célèbre secteur pavé avait été supprimé du parcours. Une prise de conscience bénéfique pour sa sauvegarde.

La Drève des Boules d’Hérin est un mythe en sursis perpétuel. Dangerosité, herbe, boue, pavés trop disjoints… De nombreux problèmes ont souvent posé la question de sa suppression. En 2005, les organisateurs franchissent le pas, et décident de s’en passer. « En réalité, tout commence en novembre ou décembre 2004, raconte François Doulcier, président de l’association Les Amis de Paris-Roubaix. L’organisateur de Paris-Roubaix à l’habitude d’effectuer une reconnaissance des secteurs pavés à cette période. Cette fois, il a trouvé l’état de la trouée d’Arenberg particulièrement dégradé. Pour lui, il y avait des affaissements miniers localisés sur certaines zones. Le pavé était complètement recouvert de boue, de mousse, extrêmement sale. » Amaury Sports Organisation (ASO) juge que la course ne peut se dérouler dans ces conditions. En cas de pluie, les risques de chutes s’avèrent trop importants. Il prend la décision à la fin de l’année 2004. « Nous, on a été mis au courant le 2 ou 3 janvier 2005, continue François Doulcier. L’organisateur a demandé notre aide pour faire un parcours alternatif. »  Jusqu’ici, la Trouée avait tenu bon depuis son introduction en 1968. Même dans le contexte des graves chutes de Johan Museeuw en 1998,  ou de Philippe Gaumont en 2001.  Mais à la détérioration du sol, s’ajoute la vitesse d’entrée dans le secteur, de près de 60 km/h.

L’état déplorable de la Tranchée d’Arenberg fatal à Philippe Gaumont en 2001

 

200 000 euros de travaux

 

Quelques semaines plus tard, l’information sort dans les médias. « La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Les élus sont tombés des nues. On en a parlé énormément. » Si les voix sont tristes de voir disparaître une légende, toutes s’accordent à dire que des travaux sont nécessaires. L’organisateur confirme qu’il reviendra seulement si la Trouée subit un profond changement. « L’emballement médiatique a certainement aidé à la réaction très rapide suite au non passage. Plusieurs réunions techniques ont été organisées, auxquelles nous avons été conviés. A travers elles, on a défini ce que l’on pouvait faire, on a trouvé des financements, et on a cherché à  mettre en place les travaux. Nous voulions que Paris Roubaix retrouve au plus vite sa Trouée d’Arenberg. » Au total, plus de  200 000 euros sont alloués pour redonner un coup de jeune à la légende. Dès le mois d’avril 2005, les organisateurs annoncent son retour. Mais les travaux prennent toute l’année. « On a modifié plusieurs parties, explique François Doulcier. Tout d’abord,  des zones ont été repavées. Les joints des pierres ont été complètement refaits en sable. Ensuite, on a élagué les arbres les plus proches du chemin. » Cette manœuvre est importante. La Tranchée, contrairement à la plupart des secteurs, se situe en plein milieu d’une forêt dense. De fait, la lumière du soleil et le vent passent peu, ce qui empêche le sol de sécher, et de s’aérer. « On a également refait les bas-côtés,  pour que l’eau s’évacue bien. On a modifié la bande de roulement sur les côtés, et mis des barrières pour empêcher les coureurs de d’y passer. »

 

« Elle n’est pas indispensable »

 

Le travail a porté ses fruits, la Trouée d’Arenberg n’a plus disparu depuis. Même si les difficultés demeurent. L’herbe toujours plus présente impose un désherbage thermique sur les neuf cents premiers mètres. On prévoit aussi de mettre de nouveaux joints avec un mortier spécial, pour empêcher les mauvaises herbes de s’installer. Les efforts sont conséquents. Mais la Trouée est-elle éternelle ? « Elle n’est pas indispensable à Paris-Roubaix, selon François Doulcier. En 2005, nous avons eu droit à une très belle édition, marquée par une météo piégeuse. Au final, Tom Boonen a raflé sa première victoire. Il en a gagné trois autres avec la Trouée. Après, quand on parle de Paris-Roubaix à un étranger, il pense tout de suite à Arenberg. » Le mythe survit à l’enfer du temps.

Adrien Toulisse

Christian Prudhomme – « Paris-Roubaix est une course hors du temps »

Le directeur du cyclisme chez Amaury Sport Organisation (ASO) a rencontré les étudiants de l’École supérieure de journalisme de Lille, ce mercredi. L’occasion d’évoquer Paris-Roubaix, à trois jours du grand départ de la « reine des classiques ». 

Depuis 1896, Paris-Roubaix passionne les foules. Comment expliquer ce constant succès populaire ?

« C’est une épreuve qui a des racines. Il y a la partie sportive, mais aussi la mise en valeur du patrimoine et celui du lien social. Sur les routes de Paris-Roubaix, il n’y a que des gens qui sourient. 

Que pensez-vous, à titre personnel, de cette course ?

C’est la plus grande classique au monde, la reine des classiques, une course atypique, hors du temps. C’est une course qui a nulle autre pareille. Ce dont je rêve, dès l’année prochaine, c’est d’avoir un coureur comme Nibali au départ.

Quel est votre meilleur souvenir de Paris-Roubaix ?

En 2006, je garde en mémoire mon dernier Paris-Roubaix avec Jean-Marie Leblanc. On a crevé deux fois le même jour.  Il y a aussi la victoire de Fabian Cancellara en 2006 avec le passage d’un train de marchandises. Et puis Tom Boonen en 2016 qui attaque de très loin. Tout le monde voulait le voir gagner ! Il en était capable, mais c’est le « vieux » Hayman qui l’emporte.

Quelles sont les principales nouveautés de l’édition 2018 ?

La principale volonté, cette année, était de passer de 8 à 7 coureurs par équipe sur les classiques, pour des raisons de sécurité. Concernant le parcours, il y a un nouveau secteur, le numéro 25, à Saint-Vaast, un peu avant Arenberg.

La Trouée d’Arenberg reste un passage mythique…

La Trouée d’Arenberg, c’est 2 400m de pavés tout droit, c’est quelque chose de très particulier. On ne voit pas ça ailleurs. Les coureurs rentrent à quasiment 60km/h. C’est une vraie émotion pour eux depuis 50 ans, avec toute la légende qui va avec.

Pourtant, en temps de pluie, elle pourrait s’avérer dangereuse pour les coureurs.

Dès la fin de l’édition de ce week-end,  il faudrait faire d’autres travaux sur la Trouée d’Arenberg, pour que la question du danger ne se pose plus, notamment par temps de pluie. La région s’investit pour sauvegarder les pavés, qui sont indispensables à Paris-Roubaix.

Quelles sont les chances françaises pour cette édition ?

Arnaud Démare a fini 6e l’année dernière. Il aime cette course. Son manager Marc Madiot est habité par Paris-Roubaix (vainqueur en 1985 et 1991). Il transmet cette passion à Arnaud, qui sera bon. Et puis, Adrien Petit (originaire d’Arras) est un coureur qui sera là aussi. Après, Paris-Roubaix est une course exceptionnelle mais aussi injuste, et cela il faut l’accepter avant de partir. 

Est-il possible d’envisager une course féminine, comme lors du Tour des Flandres ?

Ce qui est certain, c’est qu’il faut développer le cyclisme féminin. Le problème auquel on se heurte est celui de l’organisation, notamment en matière de sécurité. On ne sait pas le faire, on n’en a pas les moyens. Et pour que ça marche, il faudrait la lier à la course masculine, sinon ça n’aurait pas de résonance médiatique. »

Clément Commolet et Adrien Toulisse.

Crédit photo : Julie Sebadelha.